Combien coûte un tour du monde ?

Combien coûte un tour du monde ?

C’est la 1ère question que les gens se posent : quel budget faut-il prévoir pour faire un tour du monde ? Ma réponse est la suivante : tout dépend de toi, mon ami.

 

En règle générale, le budget des TourdeMondiste oscille entre 10 000€ et 15 000€. Ceci dit, j’en connais qui sont parti avec 5 000€ en poche et d’autres qui en ont prévu 25 000€. Bien évidemment, en fonction du montant dont vous disposez, les conditions de votre voyage ne seront pas les mêmes, mais il n’en sera pas moins exaltant, ni plus d’ailleurs.

Ce qui se dit c’est qu’un budget serré doit être compensé par du temps et un niveau d’exigence moins important. Rien de bien neuf sous le soleil, me direz-vous. Ce constat est valable pour tout et partout, tour du monde ou pas. Un exemple pour illustrer ? Quand tu vis à la capitale et que tes moyens sont limités, tu te tapes tous les matins 1h de métro en mode collé/serré. Alors que si tu avais les moyens, on sait bien tous les 2, que tu arrêterais de travailler pour vivre de ta passion : le macramé. CQFD

L’objectif que je me suis fixée c’est 25 000€. Avec cet argent je compte payer mes dépenses “pré-voyage” (achat des billets, du matériel, les dépenses de santé, frais de résiliation, transfert de courrier…) mais aussi assurer mon existence pendant un an (nourriture, logement, transport, activités…). Par contre, je n’y inclus pas le budget impôts/taxes et autres charges que je devrais payer durant mon absence. Ni mon budget “retour”.

Je suis partie sur la fourchette haute du budget, parce que je ne veux pas que l’argent soit un problème durant cette année. Loin de moi l’idée de faire le tour du monde des hôtels de luxe mais je veux pouvoir me faire plaisir de temps en temps. Quitte à me priver avant.

Ces 2 dernières années, c’est Angela Merkel qui pilotait mon budget. Au programme : austérité, coupes budgétaires et recherche de nouvelles sources de de croissance.

  • Good Bye Frivolités, Hello Système D : au lieu de faire du shopping, j’emmène désormais mes affaires chez le retoucheur, je les teins, je m’approvisionne chez mes copines, je vais au stock ou au dépôt-vente. Je ne pars plus moins en vacances et quand ça m’arrive je vais chez des amis, mes parents ou encore j’échange mon appartement. Idem pour les sorties, que j’ai réduis. Je privilégie plutôt les diners à la maison qu’au restaurant, les fêtes chez des amis que les sorties en boîtes de nuit. Et pour ce qui est du coiffeur, des visites en institut de beauté ? J’y vais moins, je n’y vais plus…
  • Réduire ses dépenses courantes : j’ai réduis mon budget telecom grâce à mon téléphone pro. Pour réduire ma facture d’électricité, j’éteins tous quand je pars de chez moi et je mets un pull quand j’ai froid. J’ai arrêté d’aller au marché. Je mange moins de viande. J’ai réduit de moitié mon crédit immobilier pendant un an. Je n’ai pas de voiture : mon mode de transport à moi, il est commun. Et quand il est tard et qu’il fait noir, plutôt que de prendre un taxi, je prend le noctibus “des miracles” ou un velib.
  •  Augmenter mes revenus : j’ai vendu mes affaires dans les dépôts-vente et sur Internet. J’ai loué mon appartement quand je n’y étais pas et puis finalement, je l’ai loué tout court. J’ai multiplié les heures supplémentaires. J’ai traqué mon chef pour avoir une augmentation. J’ai demandé au Père Noël et à la Petite Souris de m’offrir des euros plutôt que cadeaux quand c’était fête. J’ai fais des intérêts avec l’argent que j’épargnais.

En lisant tout ça, je suppose que vous vous dites : VDM !!! Mais non en fait… Pas tant que ça. Je ne pense pas être plus mal habillée qu’avant, ni avoir une plus vilaine peau. Ok j’ai des racines de 4 mois et non de 3 mais la différence, il n’y a que moi qui la voit. Il n’y a aucun écureuil à déclarer sous mes bras. J’ai  toujours des amis et j’ai même trouvé un chéri.

Bien évidemment, je vous mentirai si je vous disais que c’est comme ça que je veux vivre toute ma vie. J’ai vraiment hâte de pouvoir refaire du shopping, de m’acheter des fruits et légumes hors de prix au marché, de gâter mes proches, de claquer le tiers de mon salaire en restaurants, ciné, théâtre, concert, massages, pédicure… Bref, de me faire plaisir. Mais comme on dit, tout vient à point à celui qui sait attendre. Alors pour le moment, je prends mon mal en patience et je serre les dents jusqu’au grand départ.