Comment quitter son job ?

Comment quitter son job ?

Pour pouvoir partir faire le tour du monde, il faut non seulement de l’argent (on en a parlé précédemment) mais aussi du temps.

Malheureusement (ou heureusement, c’est selon), on ne peut pas quitter son boulot comme ça, du jour au lendemain, même si je vous l’accorde, lancer un soir en partant : “Euh Michel, juste pour info, je ne pourrai pas participer à la réunion de demain à cause que je serai en tour du monde”, ça aurait quand même de la gueule.

 

La vie étant ce qu’elle est, ami salarié,  pour quitter ton emploi, tu as 3 options :

1. Demander un congé sabbatique :

Cette option vous garantie de retrouver un travail à votre retour avec des responsabilités et un salaire équivalent à celui que vous occupez actuellement. Compte tenu de la conjoncture actuelle, c’est l’option qui semble la plus raisonnable. Et comme je suis une fille raisonnée, c’est celle que j’ai choisi. Par contre, elle est soumise à un certain nombre de conditions et contraintes.

Pour pouvoir demander un congé sabbatique, il faut avoir au moins

  • 3 ans d’ancienneté dans son entreprise,
  • 6 années d’activité professionnelle au cours de sa vie,
  • Ne pas avoir bénéficié au cours des 6 dernières années dans l’entreprise, d’un congé sabbatique, d’un congé pour création d’entreprise ou d’un congé de formation d’au moins 6 mois.

La durée du congé doit être comprise entre 6 et 11 mois, restrictif pour ceux qui envisagent de partir plus longtemps. Mais en combinant le congé sabbatique à vos congés payés, RTT, heures supplémentaires, vous pouvez arriver à 13 mois de congé. YOUPI.

Vous devez adresser votre demande au moins 3 mois avant le départ mais je vous conseillerai de le faire bien avant car votre entreprise peut différer votre départ ou même la refuser. Ce risque est relativement faible si vous travaillez dans une grande entreprise. Il l’est plus dans des entreprises de moins de 200 salariés. En effet, dans ce type de structure, l’absence d’un salarié clé peut avoir des conséquences préjudiciables sur la production et la bonne marche de l’entreprise.

> Plus d’infos sur le congé sabbatique

 

2. Négocier une rupture conventionnelle

Pour ceux qui ne veulent pas être contraint par le temps ou qui n’envisagent pas de revenir dans leur entreprise à leur retour, la rupture conventionnelle peut être la solution.

Il s’agit d’une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.

Outre le fait d’être libre, cette option présente d’autres avantages comme effectuer un préavis express (1 mois en général) et bénéficier d’une indemnité de départ + de l’allocation chômage. Par contre, avant de partir en tour du monde, pensez bien à geler vos droits au Assedic car il est interdit d’en bénéficier si vous n’êtes pas en recherche active d’emploi.

> Plus d’infos sur la rupture conventionnelle

 

3. Démissionner

La démission permet au salarié de rompre à tout moment son contrat de travail à durée indéterminée (aka le sacro-saint CDI). Mais la liberté a un prix… celui du montant de l’indemnité de départ combiné  à l’allocation chômage sur lesquelles, il va falloir vous asseoir. En règle générale, la démission est une solution de repli quand on ne peut pas prétendre à un congé sabbatique et/ou que son entreprise refuse la rupture conventionnelle.

> Plus d’infos sur la démission

 

Et quand on est chef d’entreprise ?

Et bien, c’est une autre paire de manches ! Même si beaucoup en rêvent, rares sont ceux qui osent passer à l’acte. D’après l’association ABM, les entrepreneurs représentent moins de 5% de leur adhérents, c’est dire.

Mais ce n’est pas parce que c’est difficile, que c’est impossible. La preuve ? Mon compagnon de route est l’un de ces fameux “pigeons” dont tout le monde parle.

Partant du principe, qu’un patron qui rêve de prendre le large, c’est un patron qui est moins efficace pour son entreprise, il a décidé de suivre son envie, plutôt que de rester à tout prix.

Globalement, lorsque vous êtes chef d’entreprise, vous avez 3 solutions :

  • Continuer à travailler mais à distance : c’est une solution séduisante et qui devient de plus en plus envisageable avec tous les moyens technologiques dont on dispose. Mais est-ce réaliste ? A mon sens, il est difficile de faire bien 2 choses à la fois (et c’est une femme, génétiquement programmée pour ça qui parle). Vous risquez de passer à côté de votre voyage sans pour autant bien faire votre travail.
  • Prendre un congé sabbatique (si vous avez le statut de dirigeant-salarié) ou suspendre votre mandat (si vous êtes gérant majoritaire). Dans les 2 cas, il vous faudra revoir toute l’organisation de votre structure pour qu’elle puisse fonctionner sans vous. Ce qui, comme vous vous en doutez, représente beaucoup de travail sans garantie de résultat au final. Mais le jeu en vaut la chandelle : partir l’esprit tranquille et retrouver votre entreprise avec d’autres idées et une nouvelle énergie.
  • Vendre votre entreprise : cette solution peut être idéale, à condition bien sûr que vous en soyez capable. Vous partirez alors le cœur léger et la bourse pleine, prêt à engranger le maximum d’idées pour lancer à votre retour un projet encore plus grand, encore plus beau. Mais avant de vendre la peau de l’ours, il faudra d’abord trouver un acheteur, prêt à acheter votre entreprise, à un bon prix, ce qui prend en moyenne 1 an, quand ça prend.

 

Bon et vous alors… Vous avez/allez opté pour quoi ? Et pourquoi ?