The D-Day !

Nous y voilà. C’est le grand jour. Aujourd’hui, nous nous m’envolons pour le 1er jour du reste de notre vie. Je me sens comme un enfant le matin de Noël. Sauf que le père Noël c’est nous et que nous nous m’offrons le plus beau des cadeaux : le monde.

Tout est bouclé, tout est réglé, déménagé, résilié. Tout ce que nous possédons tient dans 2 simples sacs à dos d’un peu plus de 16kg. Nous n’avons plus de maison, plus de travail, plus de repères. Et pourtant nous n’avons jamais été aussi heureux. Désormais, tout est possible. Un peu comme si la fin du monde avait vraiment eu lieu et que tout était à reconstruire, à imaginer, à recréer.

C’est assez paradoxal en cette période de profusion, où on nous explique que notre vie serait tellement plus belle avec le dernier Smartphone à la mode, la console dernier cri ou encore des Louboutins aux pieds. Comme le disait Baloo dans le Livre de la Jungle « Il en faut peu pour être heureux ». C’est pourquoi nous avons remisé nos chaussures de vair et nos habits de lumières au placard pour me satisfaire du nécessaire.

Pourtant hier soir, sur le quai de la gare, en quittant ma famille, je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Ils vont me manquer, je le sais… Mais avec les moyens de communication actuels, on n’a jamais été aussi proches les uns des autres même séparés par des milliers kilomètres.  Alors j’ai séché mes larmes, leur ai dis aurevoir et j’ai pris mon train.

Ce soir, nous dormons à New Delhi, métropole tentaculaire de 21 millions d’habitants soit 10 fois plus que tous les alsaciens réunis. Ça pose les bases.

Nous allons rester 1 mois en Inde à bourlinguer entre le Nord et le Sud. Au programme : temples, fort et palais, désert, mer et montagne et un détour programmé par Mumbai où on espère en secret devenir les nouvelles stars bollywoodiennes.