L'arrivée à Delhi

L’arrivée à Delhi

27 décembre : 

Après plus de 15h de trajet, nous voilà enfin arrivés à Delhi. Nous passons le contrôle des visa, récupérons nos bagages et nous rendons à la porte 5 comme convenu avec l’hôtel où notre taxi doit nous attendre. Il est bien là. Nous arrivons au parking, accueillis par une meute de chiens errants qui me confirment immédiatement que se faire vacciner contre la rage était une bonne idée.

Nous voilà parti pour 30 minutes de trajet s’il n’y a pas de bouchons nous dit le chauffeur. Des bouchons à 1h du matin ? Finalement ça roule bien. Enfin bien… Disons que nous avons un premier aperçu de la conduite indienne. Certains diront qu’ils conduisent comme des fous. Certes. Mais des fous habiles puisqu’ils arrivent à éviter les accidents notamment grâce à l’usage intempestif de leur fidèle klaxon. Sur la route, nous croisons un homme sur un cheval blanc portant un costume d’apparat. Le prince charmant, je suppose.

Arrivée à l’hôtel, voilà qu’un malaise me prend. Deshydratation, fatigue, trop d’émotions ? Je n’en sais rien… Quoiqu’il en soit, le résultat est le même : je suis assise sur le perron de l’hôtel, suant à grosses gouttes et soufflant comme une femme en plein travail, entourée de 10 indiens aux yeux ronds, d’un chienne lovée contre mes pieds, d’Henna notre amie finlandaise rencontrée dans l’avion, agitant mon foulard comme une championne de GRS et de Florent chaud bouillant pour me faire une PLS : il faut bien que nos cours de secourisme servent non ?

Finalement, je reprends mes esprits et comme il est tard, nous montons dans notre chambre nous coucher.

Contrairement à ce que nous pensions, l’hiver aussi il fait froid ici. Enfin froid, tout est relatif. Disons, qu’il faut se couvrir la nuit car la température tourne autour des 5/8 degrés. Sauf que nous n’avons pas prévu de pyjama et qu’il n’y a pas de chauffage dans la chambre. Qu’a cela ne tienne, nous avons acheté des sacs de couchages que l’on peut accrocher ensemble. Avec ça et tout notre amour, ça devrait suffire qu’on se dit. Que nenni. La couverture est trop petite et elle nous empêche de nous couvrir correctement ou de bouger. Nous réussissons finalement à trouver le sommeil vers 3/4 heures du matin jusqu’à que vers 6h, un groupe de religieux entame une célébration pleine de ferveur pendant près de 2h dans notre salle de bain. Ah non, ce n’est pas dans notre salle de bain mais c’est tout comme en fait. Nous ressortons lessivés de cette 1ère nuit indienne. Comme c’est en marchant qu’on apprend, demain ça sera  sac de couchage pour soi et boules quiès pour tous.