Le jour où on a failli rater le Taj Mahal

Le jour où on a failli rater le Taj Mahal

30 décembre : 

Le rendez-vous avec Mostafa est fixé à 9h. La TATA voiture arrive. Elle est minuscule et déglinguée. On se demande comment vont tenir nos 4 gros sacs là-dedans et nous avec. Seule solution, mettre nos bagages sur le toit mais le chauffeur n’a pas de tendeurs. Heureusement nous avons nos câbles « pack safe » avec nous.  Nous ne leur avions pas trouvé d’usage jusqu’ici mais là ils nous sauvent la vie.

Allez hop c’est parti pour 5h de trajet. La sortie de Delhi est longue. Cette ville est vraiment gigantesque.

Après 2h30 de route, le chauffeur nous emmène dans un bon restaurant, qu’il dit. En fait c’est un piège à touristes. Tout y est : le singe tenu en laisse, maquillé et habillé, qui doit faire des cabrioles, le magasin dans lequel on doit passer avant pour pouvoir arriver au restaurant, des tarifs exorbitants et d’autres touristes à la mine patibulaire. Par esprit de rébellion, nous décidons de ne presque rien commander et faisons une mise au point avec le chauffeur. Qui dit qu’il a compris mais qui nous refera la même pour le diner.

Nous arrivons à Agra à 15h30. Le guichet d’entrée au Taj Mahal ferme à 17h. On est très clairement à la bourre… Nous arrivons à l’hôtel de Mostafa, négocions une chambre au propriétaire (qui a 6 doigts et qui passe son temps à me le montrer), posons nos affaires et filons. Il est 16h, ça devrait le faire.

Nous découvrons le Taj Mahal dans le brouillard. Encore une fois l’accord est parfait. Cela donne une ambiance mystique au lieu. Le marbre se marie bien avec la brume. C’est impressionnant, imposant, magique. Et ce malgré la foule.

Comme il est interdit de marcher avec ses chaussures sur le Taj Mahal, nous portons des protections. Classe et élégance ! Mais c’est toujours mieux que d’être pieds nus. Puis on se rend dans la queue, il y en une gigantesque, blindée d’indiens et une autre pour les high value ticket où il n’y a personne. Globalement, ceux qui payent plus cher, on a le droit d’éviter la queue. Même si ça m’arrange bien, je trouve ça quand même un peu limite de tous les dépasser.

Dans le mausolée, interdiction de prendre des photos, mais tout le monde en prend. Alors moi aussi mais ça ne donne rien. Des gardiens, nous font avancer à coup de sifflet qui résonne dans le mausolée. On se dit que pour une dernière demeure, on a connu plus calme et que peut être finalement  le maradjaha n’aimait pas tant sa femme que ça, pour l’empêcher de reposer en paix pour l’éternité.

En parlant de repos, ce soir nous nous couchons tôt. Demain nous avons un train un 5h pour Jaipur.