Nouvel an à Jaipur

Nouvel an à Jaipur

31 décembre :

Il est 5h, Agra s’éveille ! Nous arrivons à la gare, les gens sont couchés à même le sol emmitouflés dans des couvertures, les températures la nuit sont toujours très basses ici. Sur le panneau d’affichage, nous ne voyons pas le numéro de notre train pour Jaipur. On nous indique qu’il se trouve plateforme 3. Bon ben ok mais comment on traverse la voie ? On voit des indiens traverser les rails. On hésite, cherchons un souterrain puis comprenons qu’ici le changement de quai se fait par le haut. C’est noté !

Installé confortablement dans le train, nous décidons de continuer notre nuit. Le trajet va durer 5h pour une distance de 300km. Ça vous donne une idée de la rapidité de Micheline.

Arrivés à la gare, nous sommes encerclés par des 10aines de conducteurs de tuk tuk. On dirait un jeu télévisé genre « Qui veut monter dans mon tuk tuk ? ». Ils nous disent des prix exorbitants, j’explose de rire, ça les décontenance un peu. Un officiel, nous glisse à l’oreille le prix juste pour le trajet que nous souhaitons effectuer et c’est wakil qui décroche la timbale. Il part avec nous en se moquant des autres restés sur le carreau.

Nous arrivons à l’hôtel recommandé par le Lonely Planet. Nouvel an oblige, il ne reste que 2 chambres, chères et pas très belles. On aurait dû réserver avant. On se lance dans la recherche d’un hôtel, on en trouve un 2ème à proximité, pas très cher, mais on a du mal à dire si la déco est d’inspiration monacale ou geôlière. Le 3ème nous plait beaucoup, mais il est malheureusement complet. Pas de bol. Dans le 4ème les propriétaires ont l’air louche. Finalement c’est le 5ème qui sera le bon. Il est joli, propre, calme et tenu par une famille sympa. Krishna palace nous voilà !

Petite sieste puis on embraye sur la visite du palais des vents (hawa mahal). L’intérieur est décevant en comparaison de la splendeur de la façade. Du coup, on ressort pour prendre des photos du monument en montant sur le toit de la boutique en face. De là-haut on a une super vue mais surtout on découvre qu’autour de nous des milliers d’enfants font du cerf-volant. Leur objectif : être le meilleur et surtout le dernier, le 14 janvier prochain, jour du festival. Alors ils s’entraînent dur. C’est beau, tous ses cerfs-volants dans le ciel.

Nous déambulons dans les rues Jaipur un moment lorsqu’on tombe sur des chèvres qui portent des pulls. Pourquoi ? Ben pour se protéger du froid. Il n’y a pas que nous qui nous nous gelons finalement.

Ce soir c’est la nouvelle année, nous avons trouvé un restaurant sympa pour dîner. Ce sera en terrasse mais avec des couvertures polaires, parce qu’il ne faut pas déconner ! On mange bien, on se saoule à la bière (ou pas), on profite des feux d’artifices qui sont tirés un peu partout dans la ville et on dit bonne année à des touristes aussi gelés (et heureux) que nous.

En rentrant à notre hôtel, on rencontre Lovely le chauffeur d’hélicoptère tuk tuk le plus poétique de tout le Jaipur. Tombé sous le charme envoûtant de  notre très chère Katie, il a décidé de la séduire. Quoiqu’il en coûte. Déclarations enflammées, défilé musclé, arguments pleins de bons sens, grosse voix autoritaire. Rien n’y fait. Sa belle lui  résiste. Qu’importe Lovely est patient. Tel Romeo pour sa Juliette, il restera devant notre hôtel toute la nuit à crier son nom, ou du moins c’est ce qu’il a promis.