Une oasis dans le désert

Une oasis dans le désert

3 janvier : 

Hé bien vous savez quoi ? J’ai très bien dormi. Selon certains, il semblerait même qu’au concours de ronflement, j’ai décroché la palme.

Nous nous réveillons vers 9h. Il reste encore 3h de trajet. On bouquine, discute avec les autres passagers qui sont essentiellement des hommes comme partout ici d’ailleurs. Sompal est soldat, Manish est policier et Kamal vient à Jaisalmer pour passer un entretien à la Défense. Proximité avec le Pakistan oblige, on trouve ici un gros contingent de l’armée.

Nous avons décidé de commencer notre séjour dans le désert au Pabu ki Dhani (le village de pabu) qui est tenu par un couple franco-indien. Le camp se trouve à 40km de jaisalmer. Nous nous y rendons en jeep. J’ai l’impression d’être une bouteille d’Orangina tellement la route elle me secoue, secoue moi.

Après 45 minutes de trajet, nous arrivons au village qui a été construit en hauteur à proximité d’un lac que Pabu n’aurait vu rempli que 4 fois dans sa vie. Quand il est rempli, l’eau reste 3 ans, la 3ème année elle devient salée à cause du sol. La vue est impressionnante. L’endroit est paisible. On entend même les oiseaux dis donc ! Les huttes dans lesquelles nous séjournons sont vraiment jolies et chaleureuses. On sent la patte de Capucine. C’est exactement ce dont nous avions besoin : du calme.

Nous déjeunons puis 1ère douche au seau. On est dans le désert ici. Il n’y a pas d’électricité, ni d’eau courante. Et vous savez quoi, ben ce n’est pas plus dérangeant que ça. Petite balade en amoureux dans le desert. En chemin, nous passons par le children ki dhani une cabane que les enfants de la famille ont fait eux-mêmes. Et sans mentir, c’est plutôt bien fait. Il y a 2 chambres, une cuisine et même un petit temple où j’ai le droit de rentrer avec mes chaussures. A l’extérieur, les enfants font de la poterie, marchent sur les mains, se racontent des histoires et se marrent.

Dans le désert, on voit des trous un peu partout. Férue de documentaires animaliers et ayant eu un lapin dans mon jeune âge, j’identifie tout de suite que ce sont des terriers. Erreur. On m’expliquera plus tard, que ce sont des trous de rats et/ou souris. Cool…

Le soir, nous dinons autour du feu. Pratique pour avoir chaud mais aussi pour s’éclairer, réchauffer les chapatis et aussi déguster un aloo barbecue (pommes terre au feu). En mode camp d’été, les enfants entament une chanson, puis c’est au tour de Pabu. Il s’accompagne d’un bidon vide qui utilise comme tambour pour faire le rythme. Ebahi par ses dons de musiciens nous lui ramenons notre harmonica. Malheureusement, lui non plus, ne sait pas en jouer.

La nuit est noire. Armés de nos lampes frontales/dynamo et sous un ciel rempli d’étoiles nous rejoignons notre hutte. Notre macbook lui passera la nuit relié à une batterie dans les bras d’un Massey Ferguson, histoire de le recharger. Dans le désert, on n’a peut-être pas d’électricité mais on a des idées !