Le marché flottant

Le marché flottant

3 février :

Qui dit marché flottant près de Bangkok dit le Damnoen Saduak Market. Mais pour y aller, il faut partir à 6h30 et être prêt à faire 2 heures de route. Après une rapide concertation avec les garçons, nous aboutissons à la commune décision de se rendre dans un autre marché plus petit mais aussi plus près.

Le marché est charmant, mais vraiment itsi bitsi tini wini tout petit petit. Il doit y avoir à tout casser 10 barques qui flottent. Du coup, on en fait le tour en 1h. Et encore nous avons pris notre temps en s’arrêtant méticuleusement dans tous les stands de nourriture.

Bon on fait quoi maintenant ? Après avoir écouté un peu de musique thaï traditionnelle jouée avec des instruments que nous n’avions jamais vu avant, nous embarquons pour une croisière d’1h sur les canaux. Comme une impression de déjà-vu. Ça ressemble beaucoup aux backwaters. En plus riche bien sûr. Chaque maison donne sur l’eau, les gens ont leur propre barque, organisent leur vie autour de l’eau mais il n’y a personne ici qui se lave dans l’eau, ni ne fait la cuisine.

Clou de la visite, l’arrêt « Nourrissons les poissons ». Tout semble paisible. Rien ne laisse présager ce qu’il va se passer. Les touristes lancent joyeusement leur pain dans l’eau et là…Ça devient flippant. Des centaines, que dis-je, des milliers de poissons chats nous encerclent. Ça grouille, ça se bagarre, ça se castagne pour réussir à manger quelques miettes. Le canal est devenu un aquarium qui déborde trop plein de poissons obèses. Beurk.

Après la balade direction le Grand Palace. Mais pour pouvoir visiter l’endroit sacré, il faudra nous vêtir au préalable convenablement. Les shorts et débardeurs étant interdits ici, on nous prête un pantalon et une chemise du plus bel effet.

Nous avions trouvé le Wat Pho fantastique. Le Grand Palace est un cran au-dessus, nettement. Bienvenu dans le royaume du bling bling. On se croirait dans la boite à bijou de Nicolas Sarkozy. C’est chargé, massif, imposant. On passe la visite avec la tête en l’air, la bouche ouverte, caché derrière nos lunettes de soleil tellement l’endroit est éblouissant.