Un trou de souris

Un trou de souris

11 février :

1ere journée plongée du tour du monde. Je suis excitée comme une puce et un peu angoissée aussi. C’est ma 1ere plongée depuis que j’ai passé mon niveau 1. Notre team sera 100% française. Sandra notre monitrice vient de Lyon. David et Christophe de Paris.

Nous passons à travers un ban de barracudas. On voit une raie pastenagues, des bébés crevettes, des anémones, des poissons perroquets, un poisson cocher. Mais pas de David ni de Victoria à l’horizon. Ben oui quoi, il parait qu’on plonge près de l’hôtel que fréquente les Beckhams, avec héliport et chambre à plus de 1000$ la nuit.

On déjeune, puis c’est parti pour un autre spot, une nouvelle plongée. Cette fois, on voit un Bernard L’hermite et beaucoup de coraux, de bénitiers. Tous les mollusques à notre passage se ferment. Ça me fait penser à des petites vieilles derrière leur fenêtre qui dès qu’on les aperçoit tirent précipitamment leur rideau.

La plongée ça crée des liens, du coup le soir, nous nous rendons à l’hôtel de Christophe et David pour dîner  Ils ont beaucoup voyagé, nous parle de la Tanzanie, du Kenya, du Venezuela… On les écoute la bouche ouverte et on rêve. Leur prochaine étape sera le Cambodge, la nôtre n’est pas déterminée. Peut-être va-t-on se recroiser. En tout cas c’est ce que l’on espère quand il arrive l’heure de se quitter.

Couchée dans notre lit, sous la moustiquaire je vois une ombre bouger. D’abord je pense que c’est Florent. Mais non, il faut se rendre à l’évidence, c’est une souris ou peut-être même un rat. A la vitesse où il/elle est passé(e) difficile à déterminer. Quoiqu’il en soit, rien ne sert de paniquer, notre bungalow étant troué comme un gruyère, il en passera surement d’autre cette nuit. Youpi…