Tchou Tchou

Tchou Tchou

23 février :

Pour notre dernière journée sur l’ile on va y aller mollo. On loue des vélos et filons vers une nouvelle cascade dans laquelle il est possible de se baigner. En route nous passons par le pont construit par des français à l’époque de l’indochine et découvrons une locomotive. Comme le Mékong était innavigable à cause de ses multiples cascades, on a donc décidé de construire une ligne de train allant de Don Det à Don Khone pour acheminer bateau et marchandises. Vous verriez la taille de ses iles vous seriez surpris vous aussi.

La cascade envoie du bois. Ça me fait penser aux Rocheuses. Même, si ce sont des montagnes. Mais je trouve que le mot évoque bien ce que l’on a sous les yeux. Ici et là, il y a des constructions en bois qui permettent de pêcher les poissons pendant la saison des pluies. C’est si bien fait,  si bien pensé, si serré qu’une fois le poisson rentré dedans, il ne peut plus s’en échapper. En même temps, un poisson c’est pas très intelligent.

Ici hourra, y’a une plage où on compte bien se baigner. Sauf qu’avant il faudra traverser le sable brulant. Sans exagérer, on dirait des charbons ardents. D’ailleurs une allemande derrière nous a laissé tomber. La malheureuse a eu l’idée saugrenue d’enlever ses tongs et s’est brulé les pieds. Plus maligne, moi je suis passée par les rochers héhéhé.

Bon alors, la plage c’est un grand mot. Seul un mini espace a été aménagé pour que l’on puisse se baigner. Une fois dedans, on comprend mieux pourquoi, on n’a pas le droit de dépasser la ligne. Le courant est vraiment très fort. On pourrait facilement se faire emporter.

Au coucher du soleil, nous embarquons avec Det, notre hôte et Hop son chien vietnamien. Malheureusement, le ciel est couvert, on ne verra rien ce soir. Qu’importe, la balade sur le Mekong, les coucous aux enfants qui prennent leur bain et les jardins flottants compensent largement ce rendez-vous raté.