Le jardin botanique

Le jardin botanique

28 février:

Pyin oo Lwin est connue pour son parc botanique crée par les anglais au temps des colonies. On décide donc d’aller le visiter aujourd’hui en vélo. Problème à l’hôtel, ils n’en ont qu’un seul en état de marche. Comme on n’a pas envie d’y aller en taxi et que sur la carte ça n’a pas l’air très loin, on décide d’y aller à pied. Ça fera une chouette balade.

Combien de fois faudrait-il qu’on se saigne les pieds pour comprendre qu’en Asie ce qui a l’air près est en réalité très loin ??? Notre seul progrès c’est qu’on s’en rend compte un peu plus vite que d’habitude cette fois. Mais ça ne sert pas à grand-chose car là où nous sommes il n’y a pas de loueur de vélos, ni de taxi… Il n’y a rien en fait. On marche sur une longue route goudronnée en plein cagnard.

Après 2h de marche, Florent qui est en tong, commence à avoir une ampoule. A défaut de pouvoir lui prêter mes chaussures, je lui passe une chaussette. T’as le look coco. Heureusement, nous y sommes. Mais ici point de repos. Le parc fait 150 hectares, il va donc falloir continuer à marcher. 100 km à pied, ça use les souliers.

Le parc est très beau et très bien entretenu. Il y a des fleurs et des d’arbres partout. Et au milieu un joli lac où des cygnes noirs et des canards nagent gracieusement. En passant par une forêt de pins, on tombe nez à nez avec un cerf et des faons. Wha ! Puis, attirés par un bruit, nous découvrons des gibbons. En totale liberté et avec beaucoup de souplesse, ils évoluent d’arbre en arbre. J’adore. Nous entrons ensuite dans la volière où on aperçoit des paons et des faisans, mais aussi et surtout des toucans. Ils volent au-dessus de nous. On est subjugués. Il y a aussi un cochon d’inde. Ce qui n’a rien à voir et c’est pour cette raison que je voulais vous le signaler.

On file ensuite vers le jardin d’orchidées et le musée des papillons où on découvre des espèces incroyables (mais mortes) de la taille d’un visage. On pourrait facilement en faire un lou pour faire ce qui me plait, me plait, devinez devinez devinez qui je suis. On termine la visite par la grande tour histoire de profiter d’une belle vue d’ensemble. D’habitude, il y a un ascenseur pour arriver jusqu’en en haut, mais là il était HS. Pas grave, on est plus à ca près.

Dernière étape : la piscine ! C’est ça qui nous a fait tenir toute l’après-midi. Quelle déception ! L’eau est trouble et froide. Les vestiaires sales. Je me demande bien à quoi servent les 1$ d’entrée qu’ils nous ont fait payer. Les femmes se baignent dedans toutes habillées. Avec mon maillot de bain, j’ai l’air d’une nudiste.

Il est 17h30. Le parc ferme dans 30 minutes. Il est temps de s’en aller et vite car Florent ne se sent pas très bien. Aie. Nous cherchons un taxi sans succès. Notre seule option, c’est le scooter. A 3 dessus avec un conducteur raide défoncé au betel. On préfère encore marcher même si la nuit est entrain de tomber et qu’on en a au moins pour 2h pour rentrer. Peut-être qu’on trouvera en chemin un taxi qui voudra bien nous prendre.

Que nenni

Après 15 minutes de marche, on décide de lancer le plan Orsec en faisant de grands signes à un pick up qui s’avance vers nous. La voiture s’arrête. A l’arrière se trouvent 4 enfants, à l’avant un couple. Je leur explique la situation et ils acceptent gentiment de nous emmener jusqu’au centre-ville. De là nous trouverons facilement un taxi pour rentrer. On est sauvé YOUPIII !!! Et surtout merci, merci, merci pour nos pauvres pieds.