Les randonneurs

Les randonneurs

3 mars :

C’est parti pour notre premier jour de trekking. Nous sommes 6.

A ma droite, Angelo 33 ans et Valérie 31 ans de Suisse. En guise de voyage de noces, ils ont décidé de partir 6 mois en Asie. Cela fait déjà 4 mois qu’ils voyagent. La Birmanie est leur avant dernière étape. La semaine suivante, ils seront au Népal et tenteront de gravir l’Annapurna. Du coup ce trek, pour eux c’est un peu l’apéritif. Avant le départ, Angelo est passé chez le coiffeur birman. La coupe lui a couté 500 kyats soit environ 0,5€ et ça se voit.

A ma gauche, Jérôme 30 ans et Elise 28 ans de Paris. Les benjamins du groupe sont eux aussi de tous jeunes mariés. Comme Valérie et Angelo, ils ont eu envie d’un long, très long voyage de noce puisqu’ils ont décidé de partir 1 année parcourir le monde. Comme nous, ils ont débuté leur voyage par l’Inde. Comme nous ils sont au début de leur aventure.

La marche commence par du plat, ça c’est bien. On passe par une fabrique de nouilles. On traverse des champs de pastèques. On traverse des villages. On voit un buffle albinos. Contrairement aux treks où l’objectif est de monter (comme une brute) pour arriver au sommet et profiter de la vue, cette randonnée-là est ponctuée par des arrêts sympas où on échange avec les gens et on apprend des choses.

Ceci dit ça monte bien quand même hein. On escalade parfois des marches qui font la moitié de ma taille. Le tout sous un soleil de plomb. Ca transpire dans les maillots et aussi dans les sourcils, géniale invention qui permet d’éviter de se bruler les yeux avec sa propre sueur. Dieu que je suis contente d’avoir arrêté de les épiler.

En arrivant dans le village où nous passerons la nuit, nous sommes dans un drôle d’état. Transpirants et rouges de poussière. Il est temps d’aller prendre une douche. Notre « salle de bain » se trouve à 10 minutes du village. Pour y accéder, il faut d’abord traverser les plantations de thé. L’eau qui coule du robinet est glacée. Mais le froid est compensé par la vue qu’on a sur la vallée. Notre douche etant en plein air. Comme on n’a pas emmené nos maillots, on se baigne en sous-vêtements. Florent se félicite d’avoir mis un caleçon blanc.

Ce soir nous dormons chez l’habitant. Ce sera à même le sol, à côté de l’autel psychédélique de buddha. Des couvertures épaisses nous servent de matelas. Et nous permettent de nous réchauffer aussi. Ici le soir, il fait froid. Et comme il ne faut pas plaisanter avec la santé, nous buvons par précaution (et avec modération) de l’alcool de riz. On n’est jamais trop prudent.

A 21h, tous au lit. Les birmans ne sont pas ce qu’on peut appeler des oiseaux de nuit. En même temps vu qu’ils se lèvent avec le soleil, on ne saurait les blâmer.