Ça marche toujours !

Ça marche toujours !

5 mars :

3eme et dernier jour de trek.

Durant la nuit, il y a eu un gros orage. La pluie qui tombe sur le toit, nous donnant l’impression que c’est le déluge. Peloté dans ma couverture poussiéreuse, je pense à nos sous-vêtements accrochés dehors. Après la douche d’hier, nous les avions laissés là pour qu’ils sèchent. Il faudra les remettre mouillés…

Il est 7h, les moines sont réveillés depuis longtemps et impatients de jouer avec nous. Ils aiment bien les chatouilles et chat. L’habit ne fait pas toujours le moine, surtout quand il s’agit d’enfants. Ils nous crient avec leur adorable accent « Débu Débu ».

Alors, on se lève. La pluie a cessé, le sol n’est presque plus mouillé. Vu comme il était sec hier à notre arrivée, ça n’a rien d’étonnant. On prend le petit déjeuner. Et voilà qu’il est déjà l’heure de se quitter.

Mais avant les grands aurevoir, immortalisons le moment en prenant une photo tous ensemble non ? Nous sourions à grand renforts de dents. Les enfants, eux reste stoïques, droits comme des piquets. Ici sur les photos, on ne sourit pas. Il faut rester sérieux pour que l’appareil capte la vraie image de soi et pas un visage grimaçant. Ça fait vraiment un drôle de contraste.

Sur le chemin du retour, nous traversons une rivière. Les pierres sont glissantes. On avance à 2 à l’heure et attendons avec excitation (mais en vain) la chute d’un des trekkeurs. Dernier étape, la source chaude. Depuis le départ du trek, je suis excitée à cette idée. J’imagine un beau bassin perdu au milieu de forêt. Un endroit sauvage et luxuriant. En fait, c’est un lavoir. D’ailleurs il y a des femmes qui sont entrain de laver une couverture dedans… M’en fiche. Je me baigne quand même. Après avoir passé 3 jours à crapahuter dans la poussière, ça fait du bien de se décrasser un peu.

Retour à Hsipaw, il est temps de quitter nos copains. On dirait la fin d’une colo. On s’échange nos adresses, nos numéros. On se promet de se donner des nouvelles. On s’invite. On se serre dans les bras et on se dit qu’on ne s’oubliera pas.