Mingun & Sagaing

Mingun & Sagaing

8 mars :

Nous reprenons notre scooter aujourd’hui et filons de l’autre côté de l’Irrawaddy en direction de Mingun, où nous attend la plus grande pagode inachevée du monde et Sagaing un centre religieux et monastique où vivent plus de 6000 moines et nonnes.

La route est interminable à 2 sur notre mobylette. On en regrette presque de ne pas avoir pris le bateau comme tout le monde. Il fait si chaud et il y a des trous partout. Impossible de rouler plus vite qu’à 30km/heure. A cette allure, ça va nous prendre la journée.

Non bon j’exagère. Ca nous a pris 1h30 pour arriver au plus gros tas de briques du monde, comme le décrit le Lonely Planet. Et franchement, ça en jete ! L’intérieur de la pagode n’a par contre lui aucun intérêt, il y a comme d’habitude un boudha et pas très joli avec ça. On est bien contents de ne pas avoir payé les 3 dollars d’entrée qui reviennent automatiquement dans la poche du gouvernement.

Petite déception cependant, quand on découvre qu’il n’est pas possible de monter tout en haut pour profiter de la vue. En même temps, je ne suis pas sûre qu’on aurait réussi l’ascension pieds nus sur rochers brûlants.

Plus loin nous faisons sonner la cloche la plus grande du monde catégorie “non cassée”. Il semblerait qu’il y en ait une plus grosse en Russie mais elle, elle est fendue. En dessous dort un chien, que le bruit ne semble nullement déranger.

Prochain stop Sagaing. Ou pas… On a plus trop la foi. Ce qui est un comble, me direz-vous dans une ville si religieuse ! Mais lorsque nous avons lu dans notre guide que pour accéder à la top pagode, il nous faudrait gravir une pente raide comme ça, sous ce maudit cagnard, on a décidé d’aller plutôt manger une glace au Nylon Ice Cream, un glacier tout à coté de notre hôtel.

1 boule fraise et 1 boule lait sivouplé !

Après ce doux moment de recueillement, allons donc nous préparer. Car ce soir, oui madame, oui monsieur : ON SORT !  Nous nous rendons au spectacle et pas n’importe lequel, celui des Moustache Brothers.

Dans ce spectacle, le trio de moustachus accompagné de leur famille et de leur amis, nous raconte la Birmanie à travers des danses et des chants. On apprend comment placer son turban quand on est un prince ou un paysan. On découvre les costumes traditionnels des différentes tribus birmanes ainsi que les personnages mythiques du théâtre de marionnettes comme l’alchimiste, le singe ou l’ogre.

Entre les différentes performances, Lu Maw fait des blagues sur la vie courante, sa femme, les français, les allemands, les chinois mais aussi sur la police, la corruption et le  gouvernement. Par Par Lay, le frère le plus connu a été emprisonné et condamné 3 fois aux travaux forcés pour cela. En Birmanie, on ne rigole pas avec la politique. Enfin si mais… on en paye le prix.