Bagan

Bagan

10 mars :

S’étant levés la veille encore une fois aux aurores, nous décidons d’y aller mollo aujourd’hui en ne se levant qu’à 7h30. Papa, maman si vous me lisez vous devez être bien étonnés. Eh oui, les temps ont bien changé 😉

Nous enfourchons nos vélos et partons à la visite des 4000 temples de Bagan répartis sur 65 km². On commence par les plus célèbres stupas d’Old Bagan. Parce qu’ici il y a les temples stars et les autres. Même si l’Ananda Patho est très trop touristique, elle me plait beaucoup avec ses gigantesques boudhas dorés, ses centaines de scupltures nichées dans les murs relatant la vie de boudha et toutes ses chauves-souris.

Il fait maintenant trop chaud pour continuer à visiter. Pour ne pas que l’expérience se transforme en cauchemar embourbés dans les chemins sableux. On décide de faire une pause fraicheur en allant barboter dans la piscine d’un hôtel de luxe tout proche. On y rencontrera d’ailleurs d’autre serial squatteurs avec qui on échangera des bons plans pour la session de demain.

A 16h c’est reparti. Notre mission ? Trouver une pagode pour le coucher du soleil de ce soir et le lever de demain matin. C’est ici le sport national. On croise partout des touristes qui errent à la recherche comme nous de la perle rare où ils pourront profiter du spectacle seuls au monde. Du coup, on se planque tous un peu et on se cache nos trouvailles. C’est pas très sympa, je sais, mais c’est la dure loi de Bagan.

Sur le chemin, nous rencontrons un birman qui nous parle d’une pagode  isolée où on peut monter et où sera quasi sûrs d’être seuls. Après inspection, elle est effectivement parfaite mais… pour le lever du soleil. Car elle est orientée plein est. Or la priorité là c’est le crépuscule. Le soleil est entrain de décliner. Vite vite, il faut qu’on trouve un promontoire !

Par chance, on trouve finalement une stupa en nous enfonçant un peu dans les chemins. On est ravis de notre découverte même si apparemment ce spot était indiqué dans le Lonely Planet. En atteste la présence du vendeur de peintures, du gardien voulant toucher une com pour nous laisser monter et d’autres touristes (au nombre de 4 ce qui reste tout à fait acceptable ;).

C’est parti pour assister au clou du spectacle Baganesque. On découvre pour la 1ere fois la vue sur toutes les pagodes. C’est magique tous ses temples perdus dans la brume, se dressant vers le ciel. Leur couleur rose brique pareille à celle de Toulouse est sublimées par le soleil qui passe du jaune au orange, au corail, au rose, au fuchsia. A des couleurs qu’on ne connait pas. Et voilà, il n’est plus là.