Frangines

Frangines

4 mars : 

Pour ce trek, notre groupe est plus petit mais toujours 100% francophone. Nous partageons l’expérience avec Laura et Olivier, de la Réunion qui comme nous font un voyage au long court. Cela fait 5 mois qu’ils visitent l’Asie. Il leur reste encore 1 mois entre le Népal et le Sri Lanka avant de rentrer à la maison. Ces grands sportifs ont plusieurs trails et trek à leur actif, il va falloir suivre le rythme !

Notre guide c’est Sonya, un petit bout de femme de tout juste 20 ans. Son travail de guide lui sert à payer ses études de philosophie. Elle est originaire d’un village identique à ceux que nous allons traverser. Elle est souriante, parle très bien anglais et nous apprend beaucoup de choses.

Nous passons par des rizières, des champs et bifurquons par un lac. Nous croisons un peu plus de voyageurs qu’à Hsipaw mais on est loin de la cohue de Bagan pour la simple et bonne raison qu’ici on ne peut pas venir avec un gros bus. Sur le trajet, nous sommes poursuivi par un essaim d’abeilles. Notre 1er réflexe ? Courir. Erreur, Sonya nous explique que pour les semer, le mieux c’est de s’accroupir, ne pas bouger et attendre. Ca marche. On l’a échappé belle.

Nous sommes accueilli par les enfants du village où nous allons déjeuner. Ils jouent avec des roues confectionnées à base de tiges nouées par un ruban. Laura en profite pour leur faire une démo de hula hoop qui se conclue malheureusement par un échec. On saluera quand même l’effort. A l’issue du délicieux repas concocté par le cuisto de Sam’s Family qui nous rejoint à chacun de nos stops, notre hôte nous offre un sachet de thé de sa production. En échange, nous lui donnons les bonbons au sucre de canne et coco que nous avions acheté à Bagan. Dubitatif au début, il en croque un avec son unique dent et semble conquis. C’est bien connu, les papis ils aiment bien les sucreries !

C’est reparti pour 3h de marche.

Le soleil est entrain de se coucher quand nous arrivons dans le village où nous passerons la nuit.  L’entrée se fait par un pont enjambant des champs d’oignons. C’est la fin de la journée, les birmans se détendent en jouant au foot ballon. A côté d’eux, un bébé buffle d’à peine 1 mois suit sa mère de près. Une villageoise nous interpelle pour demander si Laura et moi sommes soeurs. Nous avons certes toutes les 2 les yeux bleus mais la ressemblance s’arrête là. Ils semblerait qu’eux aussi trouvent qu’on a tous la même tête.

Le soir, nous dormons chez l’habitant. Une nouvelle fois, nous expérimenterons la douche froide au seau, la cabane au fond du jardin et dormir à même le sol. A force, on s’habitue. Comme à midi, le cuisinier nous a rejoint et nous a préparé un gargantuesque dîner. On se régale. Nous finissons la soirée en discutant avec Sonya. Nous leur posons pleins de questions sur la vie quotidienne, sur la Birmanie et les changements qui s’opèrent. Elle nous interroge sur la France et nos vies à nous. C’est très intéressant d’échanger nos points de vue, nos espoirs, nos attentes. Et puis d’un coup, on regarde notre montre, il est 22h, l’heure d’aller se coucher. Demain, il faudra se lever tôt : 7h de marche nous attendent.