Boudhaland

Boudhaland

18 mars :

Notre séjour en Birmanie est presque fini. Aujourd’hui nous prenons l’avion pour notre dernière étape birmane : Yangon la capitale.

L’aéroport de Heho est artisanal. On nous enregistre sans même nous demander de présenter nos passeports. Puis on nous colle sur le bras un sticker avec le numéro de notre vol. On accède ensuite à la salle d’attente où les numéros de vols sont affichés sur des pancartes portées par des jeunes femmes qui parcourent la salle. L’arrivée à Yangon est du même acabit. Pour récuperer ses bagages, il n’y a pas de tapis roulant mais des hommes qui nous donnent nos bagages un par un.

Nous faisons la connaissance de Lindsay qui vit à Hong Kong et avec qui nous partageons le taxi pour se rendre au centre ville. Nous négocions le prix du taxi. La voiture est confortable mais si on veut pouvoir profiter de l’air conditionné, il faudra payer plus cher nous dit le chauffeur pendant qu’on roule. Ca nous énerve, on lui demande de nous arreter et on part à la recherche d’un autre taxi. On en trouvera pas d’autre, jusqu’à ce qu’une voiture toute deglinguée s’arrete. Sans AC, nos valises sur les jambes et pour le même prix, on se dit qu’on aurait peut être du se la boucler.

Nos affaires posées à l’hôtel, nous partons visiter la ville. On est loin, très loin du modernisme de Bangkok. La ville a conservé un grand nombre de bâtiments de l’époque coloniale ce qui lui confère un certain charme, certes mais donne aussi l’impression qu’elle est restée figée dans le temps. En chemin, nous passons par le fameux marché de livres copiés. J’en profite pour m’acheter “Une histoire birmane” de George Orwell.

Nous finissons notre journée par la Shwegagon Pagoda, qui est à Yangon, ce que la Tour Eiffel est à Paris. Il s’agit d’une gigantesque pagode dorée autour de laquelle, se trouve mille et un batiments dédiés à boudha à grand renfort de couleurs, de statues, de lampions et de guirlandes electriques. On se croirait à s’y méprendre à Disneyland sauf qu’ici Mickey a été remplacé par Siddharta.