Buyao

Buyao

4 avril : 

Nous partons aujourd’hui pour Suzhou. Nous allons rejoindre nos amis Hugo et Chloé. Pour s’y rendre nous empruntons un train ultra confort. En seulement 30 minutes, nous y sommes. Outre le fait que nos amis vivent là-bas, cette ville est aussi très connue pour ses jardins et ses canaux. Du coup à peine arrivés, on embarque sur… une barque.

Nous sommes 8 en tout : 6 chinois et nous. C’est une femme qui fait avancer notre barque en faisant onduler sa pagaie. La balade est sympa. On a même droit à une petite chanson. 30 minutes plus tard, c’est presque la fin. Notre pagayeuse  nous remercie et espère qu’on a passé un bon moment. En ce qui concerne le pourboire, ce sera 10 yuans par personne. Et tant que tout le monde n’aura pas payé, ben on n’avancera plus…

C’est ce que nous traduisent nos camarades à bord. Ils ne sont pas très contents mais ils obtempèrent. Nous, on refuse tout net via un vigoureux “Buyao” qui veut dire “pas vouloir”. C’est pas des manières enfin. Comme elle ne parle pas anglais, elle lâche l’affaire. Mais n’a pas l’air contente du tout. Ca tombe bien, nous non plus.

Hugo nous rejoint enfin. Il était bloqué tout ce temps dans les embouteillages. Ici la circulation c’est vraiment l’enfer. Quand on pense que seulement 1 chinois sur 5 possède une voiture, ça promet pour les années à venir.

Il nous fait découvrir la vieille ville et plus particulièrement la rue PingJiang qui a des faux airs de la Petite Venise de Colmar. Sauf qu’ici ce ne sont pas des cigognes qui volent mais bien des chauves souris. Avec les lumières de la nuit, c’est féérique. Et ce malgré l’odeur de tofu puant qui vient parfois taquiner nos narines. Il nous apprend qu’en chine, il y a presque autant de sorte de tofu que de fromages chez nous.

Je comprend mieux maintenant ce que peut ressentir un touriste lorsqu’il se retrouve pour la 1ere fois nez à nez avec un munster. Oh seigneur, j’ai un haut le coeur.