Le jour où la terre a tremblé

Le jour où la terre a tremblé

20 avril :

Le seul moyen pour rejoindre Chengdu de Danba c’est le bus. Il part à 6h20. Et mettra 10h. Bonheur !

La route que nous empruntons n’en a que le nom. Moi j’ai plus l’impression qu’on traverse un énorme chantier, une gigantesque carrière. On valdingue dans tous les sens. On avance à 2 à l’heure. Nous traversons des tunnels qui ressemblent à des mines. Partout il y a des travaux, des grues, des camions qui charrient du sable, des graviers, des rochers, quand ceux-ci ne nous barrent pas tout simplement le chemin.

Puis voilà qu’on s’arrête. Nous comprenons que nous sommes bloqués pour une durée indéterminée. Heureusement ce ne sera que pour 2h. En arrivant à Ya’an, nouvelle surprise. Nous devons prendre un autre chemin. L’autoroute est bloquée. Des gens sont assis parterre, l’air hagard. On comprend qu’il s’est passé quelques chose. On pense à un accident. Et on râle de perdre encore du temps.

Sur la route, à l’approche de Chengdu, nous remarquons que certains panneaux publicitaires sont tombés au sol. Bizarre. En arrivant à l’hôtel, nous allumons nos portables et découvrons les messages de nos proches qui nous demandent de les contacter au plus vite. C’est seulement à ce moment là que nous apprenons ce qui s’est passé.

Ce matin, il y a eu un terrible tremblement de terre dans la région du Sichuan. D’une amplitude de 6,6, il a fait 157 morts et des milliers de blessés. Nous n’avons rien senti. Rien compris. Rien vu. Et surtout, nous sommes indemnes. Ca fait réfléchir…