Easy rider

Easy rider

29 mai :

Chacun sur son scooter, c’est parti pour découvrir l’intérieur de l’île. La route est superbe. On fait des lacets dans la montagne.Nous traversons quelques villages.  On nous salue. On les klaxonne. Pour la 1ère fois, depuis notre arrivée en Indonésie, nous voyons des églises. On s’arrête pour y jeter un oeil à ces édifices incongrus dans ce pays majoritairement musulman. Notre balade dure bien 2 heures. Sensation de liberté. Que c’est bon d’avoir son propre véhicule !

On bifurque à gauche, la route vers le canyon Wulang est beaucoup moins bonne. Les garçons adorent. Moi moins. On mettra pied à terre quand même quand la route se sera transformée est une véritable rivière. “Moi j’y vais pas, je continue à pied, on se retrouvera là-bas”. Il reste encore 3km mais les garçons sont sympas, ils garent leur scooter et font le trajet avec moi. Les locaux eux continueront leur chemin sur leur 2 roues. On est expert où on ne l’est pas. 

Arrivé au village, nous payons un droit d’entrée dérisoire et suivons notre guide. 1h plus tard, nous y voilà. Tout là. Magnifique, sauvage, préservé, beau. Le canyon, la cascade, l’eau couleur jade, les rochers et les araignées qui glissent sur la surface de l’eau. Place à l’escalade. Notre objectif ? S’approcher au plus près de la cascade. On s’y reprendra à plusieurs fois sans succès. Difficle de nager à contre courant.

Mais le ciel commence à s’obscurcir. Il faut rentrer. Cet endroit idyllique peut se transformer en quelques secondes en cauchemar.  Lorsqu’il se met à pleuvoir, l’eau monte d’un coup. Emportant tout sur son passage. 5 minutes à peine que l’on soit parti. C’est le déluge. Nous voilà encore une fois trempés. Mais je dois reconnaitre que cela nous gêne de moins en moins. Il faut croire qu’on commence à s’habituer.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à côté d’une rizière. Les paysans sont entrain de planter du riz. Intriguée depuis un bon moment par ce processus étrange, je me lance et je leur demande si je peux essayer. Réponse positive. Je remonte mon pantalon et m’enfonce dans la boue. De mon gros paquet de brin de riz, je dois extraire quelques brins et les planter dans la terre. Les autres autour de moi ont des gestes précis, avancent vite, avec dextérité. Moi j’ai du mal rien qu’à faire des paquets. Alors je vous raconte pas le cirque pour les faire bien tenir…