Antsirabé

Antsirabé

16 juin :

Comme notre départ pour la Tsiribihina, n’est prévu que demain. On profite de la journée pour visiter la ville à vélo.

Avantage : ça évite de se faire harceler. “Bonbons, cadeaux, stylos, argent…” Inconvénient : comme on a pas de cadenas, on ne peut pas s’arrêter sinon on risquerait de se les faire voler.

Dans la rue, nous remarquons que beaucoup de magasins sont fermés et que tout le monde s’est mis sur son 31. Enfin le terme exact c’est que dans la rue les gens sont endimanchés. Il nous faut quelques minutes pour faire le lien. Pardi mais c’est bien sûr, nous sommes dimanche ! D’ailleurs c’est pour cette raison qu’il y a foule à la messe. On y jete un oeil. Les bancs de la cathédrale sont bondés et bon dieu quelle ferveur. A faire rougir de bonheur, Christine Boutin. 

Petite pause déjeuner au restaurant “le pousse-pousse”, à défaut d’en prendre un, pour goûter au foie gras malgache. Parce qu’ici, je ne vous ai pas encore dit mais on se régale. Après 5 mois de disette, on se goinfre de st-marcellin, de steack de zébu, de salade paysanne. J’en passe et des meilleures ! 

Ca fait bizarre quand même un peu de s’en mettre plein la lampe, quand à 2 pas il y a des gamins echevelés entrain de faire les poubelles ou des pousses-pousses aux pied nus de l’âge de votre grand père qui tirent des charges 3 fois plus lourdes qu’eux. Mais Madagascar c’est aussi ça. Et plus vite, on se blinde et mieux ça ira.

Après le déjeuner, on file sur les conseils du guide du routard visiter les artisans. C’est à dire un confiseur et un fabricant d’objets décoratifs en corne de zebu. Comme on a rien d’autre à faire, ça fait le job et ça nous occupe. Après il faut le reconnaître, ce genre de choses en général ce n’est pas notre tasse de thé. 

Le soir, nous faisons la connaissance de Raquel et de Christophe, de l’île de la réunion avec qui nous allons passer les 7 prochains jours de la Tsiribinha aux Tsingys en passant par l’allée des baobabs ! Vite on a hâte.