Miandrivazo

Miandrivazo

17 juin : 

Avant de quitter Antsirabé, nous faisons un petit saut chez DHL pour envoyer nos papiers d’assurance. On a dépensé plus de 500 euros en examen de santé et ça serait vraiment bien si on pouvait se faire rembourser. Pour envoyer le tout à Paris, on nous demande 76 euros. Ce qui représente (juste pour que vous puissiez vous faire une idée) environ 3 nuits d’hôtel soit une vraie fortune ! On tombe des nues. C’est bien au dessus de notre budget…

Du coup, on se rabat sur la poste malgache. Elle est bondée, mais on se rend vite compte que ce n’est pas pour envoyer du courrier mais bien pour retirer de l’argent au comptoir Western Union. A croire que l’unique source d’argent ici provient des familles à l’étranger.

On nous a dit que le service postal à Mada était approximatif, les vols fréquents et le courrier non délivré monnaie courante… Mais nous c’est que des papiers. Donc on se dit que le risque de vol est limité. Et puis, si on l’envoie en recommandé ça devrait passer non ? Quand on dit ça à Billy après avoir tout envoyé, il fait la grimace. Mince alors, est-ce qu’on aurait pas fait une connerie ?

Mais pas le temps de regretter. La voiture est chargée. Il est l’heure de partir. Nous quittons aujourd’hui Antisrabé la ville la plus froide de Mada (et franchement en hiver ça caille bien) pour rejoindre Miandrivazo, la plus chaude de l’île. Ouais ! Ah nous la chaleur et le soleil.

Durant les 6h de trajet, nous croisons très peu de voitures sur la route. Ce sont uniquement des taxi brousse ou des jeep de touristes. Les locaux, eux marchent. Pour aller à l’école, pour ramener leur troupeau, pour rejoindre le marché dans le village d’à côté, pour transporter du riz, du foin, de l’eau… On dit que milles kilomètres à pieds, ça use les souliers. Faudrait leur demander parce que question kilomètres, ils en connaissent un rayon.