Charette à zébu

Charette à zébu

20 juin :

Dernier jour de pirogue. Les paysages sont un mix des 2 premiers jours : falaise, forêts, mais aussi villages, roseaux et 1eres apparitions de baobabs.

Au cours de la matinée, nous nous arrêtons dans un village. Une femme nous interpelle. Elle est paniquée. Son fils est tombé dans un seau d’eau chaude. Il a la moitié du corps brulé. Un medecin doit passer cet après-midi. Qu’est ce qu’on peut faire ? Christophe a avec lui quelques tulles gras. Nous de l’antiseptique et de l’efferalgan. Soit pas grand chose. Nous repartons du village secoué par ce qui vient d’arriver. En se demandant, si nous avons vraiment pu aider…

C’est l’heure de dire aurevoir à nos prioguiers. Ils leur faudra 7 jours pour remonter le fleuve à contre courant. Avant de partir, ils nous demandent eux aussi des antidouleurs. A force de pagayer, ils ont le dos ravagé. Ici se soigner, ce n’est pas à la portée de tous…

Nous prenons notre dernier dejeuner ensemble, entourés d’enfants qui nous font une démo explosive de danse mais aussi un solo de ukélé confectionné de bric et de broc. Puis nous mettons le cap vers Belo sur Tsiribihina. Comme la piste pour rejoindre notre 4*4 est inondée, nous prenons une charette à zébu pour rejoindre notre voiture. Ca secoue. On sent tous les trous. Un véritable calvaire pour nos dos. Mais qu’importe, on se marre ! Pour rejoindre la ville, nous empruntons ensuite un bac. Je me rappelle de celui de Rhinau que nous empruntions pour aller à Europa park quand j’étais enfant. Je m’attends à voir le même genre de bateau débarquer. Rien à voir. Ici on a accroché plusieurs bateaux à moteur et posé des treteaux dessus. Tadam ! C’est folko mais ça fonctionne.

A la nuit tombée, nous arrivons à l’hotel. Bonheur de dormir dans un vrai lit et de prendre une douche, même si elle est à l’eau froide. Pour parfaire le tableau, nous commandons un steak de zebu dans un hotely tout à côté. Et faisons la connaissance de Peggy, la lémurienne. Agrippée au cou de la patronne, j’essayerai en vain de la caresser. Elle montre les crocs. Peggy a un caractère de cochon. Ce qui explique peut être son nom.