Mandodo vary aminy dango

Mandodo vary aminy dango

21 juin :

Journée trajet. Il nous faudra 5h de piste pour atteindre Bekopaka, le village aux portes des Tsingys de Bemahra. Mais avant on file prendre le petit déjeuner au marché. On se laisse tenter par des beignets à la farine de riz et à la banane. Mais on est pas assez courageux pour prendre un café. Même si elle a été bouillie, on se méfie toujours de l’eau. Comme on nous l’a souvent dit : un vazaha c’est fragile.

Dans la voiture, on a l’impression d’être dans un boule à neige dont nous serions les flocons. On doit bien s’accrocher pour pas valdinguer tellement la piste est defoncée. Heureux qui comme Ulysse arrive enfin au bac de Bekopaka. Qui signifie la fin de notre périple. Il est 15h mais on est vanné.

Nous installons nos tentes. Ce soir, pas de camping sauvage. On est sur un vrai terrain dans un village. Comble du luxe, nous avons des toilettes (bon ok à la turc) et une douche (au seau avec l’eau de la rivière).

Au village où nous campons, je fais la connaissance d’un vieux monsieur qui parle très bien le français. Il vend du thé. Je lui en prends un et nous commençons à discuter. Sa petite fille pile du riz à côté. Je demande si je peux essayer. Ils acceptent. C’est un fiasco. Je manque de m’assommer avec la masse et je renverse un peu de farine à côté du bol. Désolée, je n’ai jamais été très manuelle comme fille. Par contre j’ai bien retenu le malgache que vous m’avez appris. Mandodo vary aminy dango aka “Je pile du riz dans le bol” ou du moins j’ai essayé.