Tsingy de Bemahra

22 juin :

Ah les Tsingys !!! Que vous dire, mise à part que c’est aussi grandiose que ça en a l’air…

Nous commençons notre balade dans la forêt. En chemin, nous tombons sur un groupe de lemuriens. Ils sont de la famille de Peggy !!! Ce sont des Rufus Marron pour être plus précis. Au fur et à mesure, les roches remplacent la végétation. On rentre dans une grotte. On s’éclaire à la lampe torche. Certains passages sont étroits. Puis on arrive au pied d’une échelle. On accroche nos mousquetons et c’est parti pour l’escalade jusqu’au sommet à 70m du sol. Les pics karstiques sont accérés. Des coquillages ça et là nous rappelle qu’il y a très longtemps il y avait la mer ici. La vue est sublime. Quelques cactus ont élu domicile dans ce paysage surréaliste. La balade dure 4h entre sommet et grotte. Wahou !

Après les grands, nous partons visiter les petits Tsingys. Même si le site est joli, c’est un peu moins impressionnant. Il y a ici plus de petits passages comme dans un gigantesque labyrinthe. Nous découvrons un pot cassé entre 2 pics. Relique laissée par les vazimbas, sorte de pygmées qui vivaient ici et qui dit on, marchaient sur la pointe des tsingys (et donc des pieds vu comme c’est pointu). Sur le chemin du retour nous passons à coté d’un lac entouré de rizieres où des jeunes filles se lavent au soleil couchant. La belle image.

De retour au village, j’essaye de m’approcher d’un groupe d’enfants. Ils jouent à la dinette. A la mode malgache, car là il y a un vrai feu. Et en guise de casserole, ils utilisent une boite à sardine dans laquelle ils font cuire des jujubes. D’ailleurs l’une des petites filles m’en tend une. Je suis surprise et à vrai dire un peu émue. C’est la 1ère fois qu’on me donne quelque chose ici.

Le soir, le patron du resto ou nous dînons nous passe le DVD des clips de Black Nadia sorte de Rihanna nationale. Tout le village s’amasse pour regarder. Les petits devant, les grands derrière. La bouche ouverte et sans faire de bruit. Absorbés par les images du Dieu télévision.