François l'embrouille

François l’embrouille

27 juin :

Ce matin, ça va mieux. Pour fêter ça, je vais faire trempette. Et je mange même autre chose que du riz blanc.

Mais pas le temps de me reposer trop longtemps. Nous devons maintenant prévoir ce que nous allons faire par la suite. On a toujours dans l’idée de descendre dans le sud, jusqu’à Tuléar. Mais nous ne pouvons pas nous payer les services d’un 4*4 tout seul. Il faut absolument qu’on trouve d’autres touristes pour partager les frais. Ce qui est aussi facile que de trouver une aiguille dans une botte de foin.

A cause de la crise, mais aussi de la situation politique instable, le tourisme à Madagascar a fortement baissé ses dernières années. Au grand dam des professionnels du secteur qui tirent le diable par la queue. Ce qui explique pourquoi ils sont souvent si insistants.

Tous les touristes que l’on rencontre, remontent vers Tana, vers Fiana, vers Antsirabé. Il y a bien un couple de japonais dans notre hôtel. Mais manque de bol, la nana est tombée malade comme moi et n’a plus du tout envie de descendre dans le sud. La fin justifiant les moyens et sachant que les japonais raffolent des Baobabs, je tente le tout pour le tout en lui parlant des fameux baobabs bouteilles de Belo-Sur-Mer. Les plus beaux de Mada dit-on. Mais rien n’y fait. Elle ne veut pas.

Dépités, on décide d’aller voir François. Recommandé par le guide du routard et qui en plus est le patron de notre hôtel. On lui explique notre cas. On lui parle de notre budget. Et de notre contrainte de temps. Pas de problème les enfants. En 3 jours, vous pouvez être à Morombé avec une pirogue à voile pour seulement 300 000 ariary (120 euros). Vraiment ? On nous avait dit que dans ce sens et en cette période, il n’y a pas de vent. Pas du tout. Détrompez-vous. François, nous présente le piroguier Gilbert. Aussi sympathique que lui et qui a l’air de tenir la route. On demande à voir le bateau. On vérifie qu’il y a des gilets de sauvetage. Banco on y va !

Le soir,  accompagnés de Gilbert et son acolyte Thierry, on file faire les courses au marché pour les 3 jours suivants. A ce tarif là c’est nous qui régalons la galerie. D’ailleurs, ils achètent en vachement grosse quantité là non ? Mollo, on refera le plein à Morombé !

Gilbert, nous demande ensuite d’acheter des assiettes. Ca fait qu’15 ans qu’il fait ça et pourtant il n’en a pas ? On dit non. Nous avons déjà du acheter le panier à provision et les sacs de protection pour nos backpack. Sans compter l’avance qu’on lui a donné pour qu’il s’achète un sac à dos. Faudrait pas trop charger la mule !