Vogue la galère

Vogue la galère

28 juin :

Départ 5h du matin direction Belo sur mer. Juste le temps d’appeler Paulette 1ère du nom pour lui souhaiter un très Joyeux Anniversaire et nous voilà dans la pirogue. Elle est très inconfortable. Elle est trempée aussi. Et en plus on se les caille.

7h plus tard mais pas plus de vent, nous avons parcouru 30km… Les vents étant contraires, Gilbert et Thierry nous annoncent qu’on n’arrivera pas à Belo sur Mer ce soir. On va devoir s’arrêter dans un village de pêcheur à proximité pour y passer la nuit. Comme nous n’avons pas de tente avec nous, on se demande bien où on va dormir.

A cause des marées, nous devons garer la pirogue assez loin du village. Le reste se fera pied nu dans la vase avec nos énormes backpack sur le dos. Une demi-heure plus tard, nous y sommes. Le village est charmant.

Comme nos supers piroguiers n’ont pas réussi à pêcher du poisson ce matin (en même temps sans appât c’était à prévoir), nous mangeons à midi des sandwichs à base de sardines, d’avocat, de tomates, d’oignons. Et c’est pas si mal. Entre temps, Gilbert nous a trouvé un toit. Une villageoise est d’accord pour nous laisser son lit et sa maison pour 10 000 ariary. Deal !

Il est 15h, nous décidons d’aller faire un tour à la plage. C’est loin mais on a pas grand chose d’autre à faire. En chemin, nous croisons les enfants du village qui jouent avec des pirogues à voile, confectionnées à base de sacs plastiques et de bouts de bois. C’est la course à celui qui fera avancer son bateau le plus vite. Ils essayent de me montrer comment faire, mais je suis un peu nulle. Je redorerai mon blason plus tard, lorsque je leur apprendrai à danser la Macarena. Mia Fry c’est moi.

La plage est immense et toute à nous. On a vraiment l’impression d’être au bout du monde. Voir nulle part. Là où même Google Maps, il ne va pas.

A 17h, retour au village pour le dîner. C’est tôt, mais après ben y’a plus de lumière. Gilbert n’a pas prévu de lampe torche, ni même de couteau… On lui prête les nôtres. A 18h, la nuit est tombée. Il fait tout noir. Ca pourrait s’arranger si on faisait un petit feu, mais apparemment l’idée n’a pas traversé l’esprit de notre duo de choc. Et nous, on sait pas faire. Alors on se rentre dans notre cahute et on mate un petit HYMYM. Mais pas trop tard quand même non plus car demain, le départ est fixé à 4h30. Pour pas changer.