La famille Balu

La famille Balu

3 juillet :

What’s next ? Ben on voudrait bien aller à Fianarantsoa aujourd’hui. Comment ? Tel est la question. Il y a bien la solution du taxi brousse de nuit. Mais on a entendu parlé d’accidents et d’attaques de convoi par ce qu’on appelle ici des voleurs de zébu.

Bref, ça sent la galère à plein nez. On laisse tomber. On a eu notre quota. Coup de chance, on a rencontré la veille, la famille Balu et leur guide Lydie. Ils remontent à Tana demain. Et nous propose de partager avec eux leur taxi brousse privatisé. Meilleure option, on part avec eux.

Le départ est fixé à 6h. A l’heure dite, on est tous là. Mais il manque les gars de l’hôtel. Les seuls à pouvoir ouvrir la réception où se trouve les affaires de Lydie. Et aussi à préparer le petit déjeuner de Blandine et ses enfants, payé en avance. On attend. On frappe à toutes les portes. On crie. Personne… Ce serait-on levés à 5h du matin encore une fois pour rien ? Finalement, une demi-heure plus tard, voilà le gardien. Ca y est, on peut partir. 

On roulera toute la journée. En se faisant arrêter régulièrement par les gendarmes qui sous des prétextes fallacieux collent des amendes à notre chauffeur. Vous êtes saoûl monsieur. Où est votre trousse à pharmacie ? Votre pare-brise est fissuré… Donnez-nous un petit billet et ça sera réglé. 

12h plus tard, nous voici à Antsirabé. Demain, on continue notre route direction Fianarantsoa en taxi-brousse. Le départ est fixé 5h30, ça m’aurait étonné aussi. Pour se donner du courage, on va manger un steak de zébu “Chez Billy”. Qui nous emmènera ensuite gentiment en voiture à la banque. Plusieurs vazaha se sont fait attaquer ces derniers jours à la nuit tombée. C’est plus prudent d’être accompagné. On se fera d’ailleurs suivre par 2 types louches en rentrant dans notre pension. Pourtant seulement à 1 rue de “Chez Billy”.

Petit rappel qu’à Mada, la nuit tous les chats sont gris mais qu’un vazaha, lui reste blanc et potentiellement plein d’argent.