Canal des Panganales

Canal des Panganales

7 juillet :

Manakara a 2 attractions notables. Son train et le canal des panganales. Vous savez ce qu’on a fait hier. Vous devinez ce qu’on va faire aujourd’hui.

Nous partons avec Frostin. Guide depuis que le monde est monde avec sous le bras tout un cahier rempli de références pour attester de son sérieux. Et effectivemment, il est bien sympa. Même si la balade ne casse pas 3 pattes à un canard.

Bien installé dans sa pirogue nous visitons le canal qui nous fait penser beaucoup aux backwaters du Kerala. Nous faisons un stop par la digue qui protège le canal. L’ocean indien est déchainé et s’écrase lourdement contre les pierres. Combien de temps tiendra-t-il encore ? Dieu seul le sait. Sur le canal des panganales, tout a l’air abandonné. Des bateaux sont échoués, des ponts écroulés, des ports abandonnés. C’est triste et beau à la fois.

Stop dans le village de Frostin pour dejeuner. Je remarque des oies colorées. Il m’explique que les villageois les peignent pour les différencier. C’est sympa cette ri

Frostin est chef 5 étoiles. C’est l’argument phare de son prospectus promotionnel. Ca n’a bien évidemment aucune valeur réelle mais on comprend le concept. Et c’est vrai que chez lui, on mange rudement bien. Comble de l’attention, il nous a installé dans son jardin, une petite natte. Sur laquelle nous pourrons siester à souhait. On est exténué par les lits malgaches. Qui sont quasi tous en V. A 2, on se retrouve toujours à un moment en même temps au milieu. Alors on remonte péniblement. Pour retomber inexorablement.

En partant, nous passons par un genre de petit marché de produits soit disant artisanaux. Z’aurez pas des tongs, les miennes m’ont laché à Belo ? Personne n’en vend, mais qu’à cela ne tienne, une villageoise me propose les siennes. C’est un peu bizarre mais je lui achete. En me disant que les chaussures de cette femme valent mieux que n’importe quelle paire achetée dans un magasin. Car maintenant, sans le savoir, elle voyage avec moi.