Mora Mora

Mora Mora

8 juillet :

Notre séjour se finit dans 4 jours. Il faut qu’on remonte doucement vers Tananarivo. En même temps vite, c’est pas vraiment possible ici. Au pays du mora mora, leitmotiv national qui veut dire doucement, doucement.

C’est donc reparti pour un tour de taxi brousse. Mais cette fois-ci, on va examiner les minibus avant. Puis on regarde la liste des réservations. On teste les sièges. Ceux derrière le chauffeur sont déjà pris, mais il reste un strapontin, idéal pour les longues jambes de Florent. Tout est sous contrôle. On commence à être rodé. Cette fois-ci, ça devrait rouler.

Sauf qu’en fait, on a mal lu le plan de remplissage. On pensait être 3 par rangée. Mais comme c’est un minibus régional, on sera 6. 4 adultes et 2 poulets. Cot Cot.

J’hérite de la “non-place” entre les 2 sièges et le strapontin. Il suffit de fixer une pièce rectangulaire entre les places et voilà ! Sous mes yeux ébahis apparait mon siège. A Madagascar, ils ont du pétrole mais aussi des idées.

Il va falloir se résoudre à la dure réalité. Ca va être long, pénible et sur une fesse. Heureusement le chauffeur est plutôt sympa et rigolo dans sa tenue jaune fluo des aéroports de Paris. Et puis le paysage est toujours aussi beau. Notamment aux abords du parc national Ranomafana, où nous n’aurons malheureusement pas le temps de s’arrêter.

Pour se remettre de ce nouveau trajet étriqué, on dormira ce soir au Tsara Guesthouse, un charmant hôtel dans un bâtiment traditionnel renové. Les tarifs sont élevés, mais ils proposent aussi des chambres moins chères à l’étage avec salle de bain partagée. Pour nous, c’est le grand luxe. Comme quoi ce voyage aura fortement changé nos critères d’évaluation.