Le bal des vampires

Le bal des vampires

15 juillet :

Arusha c’est LA capitale du safari. D’ailleurs c’est bien simple dans le Lonely, ils vous préviennent qu’à peine arrivé, vous serez assaillis par les rabatteurs. Ben pas nous… Ce qui est plutôt dommage car c’est l’un des moyens pour bénéficier de meilleurs tarifs. Car dans ce genre de safari vous partez en groupe, ce qui permet d’avoir des prix dégressifs. On espère en secret, qu’en se baladant aujourd’hui dans la ville on se fera harponner. Mais non que dalle… Peut être qu’ils n’ont pas vu qu’on était des touristes. Peut être qu’on fait vachement couleur locale. Ou qu’on a l’air trop pauvre.

Heureusement on a pris contact avec quelques compagnies avant d’arriver. Que l’on va rencontrer ce matin. On voudrait bien voir leur équipement : tentes, matelas, voiture, guides, le menu… Tout ça, tout ça.

  • 1er RDV avec Safari Makers : Les locaux sont un peu pourris mais Jane notre interlocutrice est sympa et nous explique tout bien. On a même le droit de voir les véhicules, monter dedans et tester les matelas. “Pour la formule 5 jours / 4 nuits en version camping ce sera 1350$/personne. Pour la version lodge, il faudra compter 2000$. Quelle formule vous préférez ?”. La question n’est pas ce que l’on préfère, mais ce que l’on peut se permettre. Allez zou, tous en tente !

  • 2ème RDV chez Duma Explorer : Bon là, c’est n’importe quoi. Le mec ne nous attendait pas. Il est incapable de répondre à nos questions les plus basiques. Et en plus il nous dit qu’il n’y a pas de place avant jeudi. Pourtant par email, on nous avait affirmé le contraire. On le remercie et on s’en va.

  • 3ème RDV chez Leopard Tours : Beaux locaux, plutôt pro, belles plaquettes. Le seul problème c’est que du coup au niveau du tarif ça se ressent (+400$/personne). Faut bien intégrer les frais marketing quelque part.

On doit donner notre réponse avant midi, si on veut pouvoir partir demain. On rappelle Jane et on lui dis BANCO. Le paiement se fera en cash car par carte bancaire c’est 6% de plus. Contents de s’éviter de payer des frais supplémentaires, nous arrivons à l’agence le sac rempli de billets en mode “Je viens de faire un casse”. 

C’est alors qu’on nous dévoile la surprise du chef : l’agence veut être payée en dollars. On va devoir payer le taux de change pour convertir tous nos schillings. Ca nous fait bien râler. Mais bon en même temps, vu le prix, on n’est plus à ça près. Vas-y plus fort, saigne moi encore !