Festival du matou

Festival du matou

17 juillet :

Nous sommes réveillés ce matin par nos voisins. Une famille de marabout qui a son nid juste aussi de nous. Ca claque du bec et ca fait un bordel terrible. Aucun savoir vivre ! Mais l’oiseau est bien trop grand pour qu’on ose lui dire quelque chose.

Aujourd’hui, une longue journée de route nous attend. Il nous faudra plus de 6h pour rejoindre le parc du Serengeti. Pour y accéder, nous traverserons le parc du Ngongoro. Paysages luxuriants, paysages désertiques, vue panoramique sur le cratère (où nous irons dans quelques jours), piste de terre rouge, villages Maasai. On se régale malgré la chaleur et les secousses.

Nous franchissons enfin les portes du Serengeti, les portes de la savane. Celle qu’on avait vu à la télé le dimanche après-midi sur Arte. Le bruit du moteur fait décamper les gazelles Thompson. Mais pas les lions. A peine arrivés, nous découvrons 2 jeunes mâles entrain de faire la sieste au bord de la route. Je reste sans voix, complètement subjuguée. Au bout d’un quart d’heure, nous repartons à regret. En reverra-t-on d’autres ? Mais tout à fait ! Car aujourd’hui, c’est le festival du matou. Au bord d’un étang, à peine 10 minutes plus tard, nous en découvrons 2 autres. On est vraiment aux anges ! 

En route vers notre campement, notre guide repère un léopard sur un arbre. On l’observe aux jumelles, il est loin mais on est déjà super contents. Voilà qu’il se réveille et décide de descendre de son arbre. Il monte sur une termitière, promontoire où on peut encore mieux l’admirer. Fébrile, je sors mon appareil et prend des photos. Mais je tremble trop et les loupe toutes. Trop tard, on ne le voit plus, au milieu des herbes hautes. Nooooooonnnn !!!

Sauf qu’en fait de sa démarche candencée et élagante, il se dirige lentement vers nous. On en a des frissons. Il est à 2 m et pourrait aisément nous sauter dessus. Mais non, il préfère zigzaguer entre les 4*4. En nous regardant. Toujours aux aguets. Magnifique, Superbe, Royal.

Nous arrivons au campement encore tout chamboulés. Prêt à vivre notre 1ère nuit dans la savane. Autour de nous, il n’y a pas de grillage, ni de ranger. La consigne est simple : quand il fait nuit, on rentre tous sagement dans nos tentes et on n’en ressort plus jusqu’au lendemain. Même si on entend du bruit. Surtout si on entend un bruit. “Et si je veux faire pipi ?” “Ca sera toujours accompagnée et avec une lampe torche”. Ah ben ça, c’est Florent qui va être content !