Le cratère Ngorongoro

Le cratère Ngorongoro

20 juillet :

Hier, nous avons fait la route jusqu’à notre campement dans le parc du Ngongoro. Changement complet de décor. Nous avons planté notre tente sur une colline. C’est tout vert. Il fait plus froid. Et des maasai trainent par là.

Ce matin, nous descendons dans le cratère. Nous n’avons le droit d’y rester que 6 heures. Outre les paysages magnifiques, le clou du spectacle, c’est l’impressionnante quantité d’animaux. Il y a des troupeaux de gnous et de zèbres à perte de vue. Des flamands roses dans le lac. Et aussi le fameux rhinocéros noir d’afrique. Le seul Big Five qui nous manque. On aura beau scruter l’horizon et le confondre plusieurs fois avec au loin des éléphants. Il faut se rendre à l’évidence, on ne le verra pas cette fois. Damned !

A défaut, on croisera le chemin d’un caracal, le lynx africain avec un faux air de Chat Poté. Entrain d’essayer d’attraper des oiseaux. Malgré tous ses efforts, il fera chou blanc. Encore une fois, nous sommes vernis car c’est un animal qui ne chasse normalement que la nuit.

Un dernier déjeuner au bord du lac, entouré par des oiseaux très intéressés par notre repas et on s’en va. Arrivés à l’hôtel, c’est l’heure de la distrbution de pourboire. Une institution ici, presque règlementée. En moyenne, il faut donner 20$/jour à son guide. Et environ 10$/jour à son cuisto. Nous on ne donnera rien du tout à Abdul. Car même si nous avons vécu une expérience incroyable, ce n’est pas grâce à lui.

Il a été antisociable du début jusqu’à la fin. Nous adressant à peine la parole. Répondant à nos questions par un oui ou par un non tranchant. Ses silences étaient pesant. Il semblait à peine nous tolérer. Alors qu’avec les autres guides, on voyait bien qu’il était capable de se marrer.

Bien évidemment, il tombe des nues quand il apprend la nouvelle. D’autant plus que le cuisto, lui aura reçu un vrai petit pactole. Il revient à la charge mais on ne cèdera pas. Le pourboire, n’est pas un acquis. Le pourboire n’est pas un salaire. Pour l’obtenir, il faut le mériter. Et faire juste son travail, ce n’est pas suffisamment.