Perito Moreno

Perito Moreno

9 septembre :

Aujourd’hui, c’est l’automne. Il fait tout gris. Tant pis, on file quand même à la gare routière pour prendre notre bus à 9h. Surprise, ce qu’on ne vous avait pas dit c’est qu’il ne circule que du jeudi au dimanche. Or on est lundi… Pleins de ressources que nous sommes, nous trouvons finalement une agence qui part là maintenant. Ca nous coutera plus cher mais bon au moins on y va.

Arrivé au Perito Moreno, on le découvre dans les nuages, ce qui rajoute un peu à la dimension mystique du lieu. La pluie, elle par contre ne rajoute rien. Il semblerait cependant que le mauvais temps ne soit pas qu’une calamité. Il accentuerait le bleu de la glace et c’est vrai que là c’est électrique. Meme avec un sale temps, sans manteau de pluie, à grelotter, franchement on est bluffé. Jamais, nous n’avions vu quelque chose d’aussi beau. Nous sommes subjugués par ce gigantesque palais des glaces, échappé tout droit du Monde de Narnia que l’on imagine aisément être la demeure d’un roi.

Parfois un bloc de glace se détache et vient rompre le silence. Il y a des grincements aussi. Et des assemblage qui tiennent on se sait comment. Ceci dit, je m’étais imaginée un vacarme plus présent. C’est la pluie qui doit atténuer le bruit.

Notre tour en bateau, nous permettra d’approcher la bête un peu plus près et d’apprécier les fines dentelles de glace. On appréciera le moment même s’il nous aura été difficile de nous frayer un chemin sur le pont. Partout on gêne l’objectif des touristes. Partout les gens souhaitent figurer sur notre photo. Le pont supérieur d’ailleurs est pris d’assaut. C’est tout simplement impossible d’y mettre les pieds. Pas grave, d’en bas aussi, on y voit clair. N’oublions pas que le Perito Moreno fait tout de même 60m de haut.