Quilmes et Conchas

Quilmes et Conchas

28 septembre : 

“A près de 2000 mètres d’altitude et à plus de 60 km de Cafayate se situe le site de Quilmes. Considéré comme l’un des plus grands regroupements de population pré hispanique en Argentine. Résurgence de la culture Quilmes, les ruines de l’ancienne cité témoignent de l’importance stratégique et historique de cet endroit. En effet, pendant 130 ans, les indiens Quilmes résistèrent ici à la colonisation espagnole”. 

 

Intéressant…Allez zou, on y va, même si c’était pas prévu dans notre agenda. 

Sur le parking, pas l’ombre d’un indiens mais bien des lamas. Ce sont les 1ers que nous voyons. Forcément ça fait quelque chose… Dévorée par l’excitation, je m’approche un peu. Mais je n’oserai pas aller plus près par peur de finir comme le capitaine Haddock dans Tintin et le temple du soleil. 

Nous voulons faire la visite avec un guide, mais pas un seul d’entre eux ne parle anglais. Tant pis, on visitera tout seuls alors. Sauf que sans explication, les ruines ne sont que de vulgaires tas de pierres… Nous rebroussons chemin et partons avec Diego. La visite se fera en espagnol. Vie quotidienne, rites, polémique par rapport à la restauration du site, on ne comprendra pas toujours tout, mais on comprendra au moins un peu. 

Pour le déjeuner, retour à Cafayate à la recherche d’une adresse alléchante recommandée par le Lonely. Bon ben elle n’existe plus… Ce n’est pas la 1ère fois que ça nous arrive : à la longue, ça énerve. Satané guide ! Tant pis, on se rabattra sur un autre endroit, l’important c’est de faire vite car il nous reste encore pas mal de pain sur la planche.

14h : direction la Quebrada de las Conchas, qui veut dire coquillages. Ici avant, très avant, il y avait une mer. Mais depuis, elle s’est retirée. Fenêtre, château, messager, palette, gros fromage, des centaines de montagnes de sable rouge aux formes délirantes se dressent devant nous… On en reste baba. La bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, on mitraille sans relâche le paysage et on fait des stops tous les 3 mètres. C’est tellement beau !

Clou du spectacle : l’anfiteatro del diablo. Une salle de spectacle à ciel ouvert, taillée durant des millénaires par le vent et la pluie. Un groupe profite de l’acoustique incroyable de l’endroit pour nous jouer un petit air. Nous sommes charmés. Mais déjà la nuit tombe, il faut se hater car nous avons encore beaucoup de route à faire pour rejoindre Salta où nous dormirons ce soir. Demain nous partons à la découverte du nord de la région, qui dit-on est encore plus jolie que le sud. Difficile à croire.