Purmamarca

Purmamarca

29 septembre :

Ce soir nous dormirons tout au Nord de l’Argentine. Sortez vos maillots, sortez vos t-shirts!

Parce que oui, ce qui est assez troublant en Argentine, c’est que le Nord pour eux, c’est le Sud pour nous. Je m’explique… Pour nous, le Nord est synonyme de froid et de mauvais temps. Michel Fugain chantait d’ailleurs : Il rentrait chez lui là haut dans le brouillard. Quand à Michel Galabru, il est sans appel : c’est le NORDDDDD. Hé bien ici, le Nord c’est le Sud. Température élevée, désert, tempête de sable, aridité… J’ai du mal à m’y faire. 

Pour y arriver, nous avons 2 solutions : soit on prend la voie rapide, soit on passe par la pitoresque ruta 9. Nous opterons pour la 2ème option bien évidemment. La route est belle mais j’ai du mal à en profiter. Avec ses nombreux lacets dans la montagne, j’ai l’impression d’être revenue au temps des sorties de classe de primaire, assise tout devant avec la nausée…

Les montagnes derrière nous, nous arrivons enfin dans le vif du sujet : Purmamarca notre 1er stop. Situé à 2206 mètres d’altitude, ce petit village est connu pour se trouver au pied de la montagne aux 7 couleurs. Bien que pris d’assaut par des hordes de touristes et de bus qui vont avec, l’endroit reste charmant. Le décor est étonnant, les visages des gens différents. Fini l’argentine blanche et européenne, ici on trouve de vrais visages d’indigènes.

Prochain stop, les palettes du peintre. Le guide du routard n’en dit pas plus mais l’image est parlante. Nous identifions immédiatement l’objet du délit lorsque nous découvrons ses gigantesques strates sédimentaires posées à flanc de colline. Encore une fois, nous restons sans voix. Nous n’avions jamais imaginé qu’il pouvait y avoir tant de beauté dans le monde…

Ultime photo sur le tropique du capricorne, à défaut d’avoir trouvé celui du verseau. C’est Florent qui est content !